

L'accompagnateur des ambitions africaines!

Le rapport d'activité présenté ci-dessous se focalise essentiellement sur la description analytique du marché du conseil aux entreprises, puis sur l'analyse des performances de SAC International sur ses dix ans d'existence.


1ère partie: Le marché du conseils aux entreprises en Afrique
Le marché du conseil aux entreprises en Afrique connaît une dynamique de transformation significative, porté par une croissance économique soutenue dans plusieurs régions du continent, et reflet des changements économiques, sociaux et technologiques qui s'opèrent sur le continent. Ce secteur, qui se divise principalement en deux segments (le conseil stratégique et managérial, ainsi que les interventions ponctuelles telles que les études de marché, les montages de business plan et les formations) est en constante évolution, alimenté par des besoins croissants en matière de compétences et d'expertise.
1. Evolution et Tendances du Marché
La plupart des sources convergent sur le fait que le secteur des services de conseil en gestion en Afrique devrait peser près de 4 milliards USD en 2026 avec une croissance annuelle modérée mais régulière (aux alentours de 8%) portée par des besoins traditionnels de compréhension du marché, de diagnostic et d’amélioration des performances des entreprises ; mais également des besoins plus récents de transformation digitale et d’exploitation des nouvelles technologies, de restructuration des entreprises et des politiques publiques de modernisation.
Traditionnellement, ce marché était dominé par les activités de conseil en stratégie et en management, souvent sollicitées par les grandes entreprises et les institutions publiques pour accompagner des programmes de transformation organisationnelle, de croissance ou de repositionnement stratégique. Aujourd’hui, il s’est considérablement élargi pour intégrer un second grand segment d’interventions ponctuelles qui comprend notamment les études de marché, les montages de business plan, les analyses sectorielles, les formations spécialisées, ainsi que les diagnostics opérationnels (services essentiels pour les PME et les start-ups en phase d’établissement ou d’expansion).
2. Acteurs du Marché
Le marché du conseil en Afrique est caractérisé par la coexistence de deux grandes catégories d'acteurs : les grands cabinets internationaux et les petits cabinets locaux.
Les grands cabinets internationaux
Les grands cabinets internationaux comprennent :
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les "pure players" tels que MBB (McKinsey & Company, Boston Consulting Group, Bain & Company) et d’autres cabinets internationaux de stratégie et management (Accenture, Oliver Wyman, etc) ;
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les cabinets d'audit, qui comprennent les Big Four (Deloitte, PwC, EY, KPMG) et d’autres cabinets. Ces cabinets ont tendance à ouvrir des de conseil en stratégie et management.
Ces grands cabinets ont longtemps dominé les segments haut de gamme du conseil en stratégie et management, notamment pour les grandes entreprises multinationales et les institutions publiques investissant dans la transformation organisationnelle ou technologique. Ils apportent en effet une expertise mondiale et une méthodologie éprouvée, et ont la capacité de mobiliser des ressources considérables et d'intervenir sur des projets complexes. Toutefois, la position des firmes internationales n’est pas sans défis :
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leur approche est parfois perçue comme éloignée des réalités locales, ou encore trop standardisées pour résoudre les problèmes spécifiques de leurs clients, ou même manquant d’agilité ;
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des cas récents (comme la sortie de Bain du marché sud-africain après des controverses liées à des scandales politiques) illustrent la sensibilité de ces opérations à des enjeux de confiance locale et de réputation ;
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en outre certains cabinets d’audit ont réduit ou réorganisé leur présence en Afrique francophone, invoquant une rentabilité insuffisante et des contraintes réglementaires croissantes.
Les cabinets locaux et régionaux
Les cabinets locaux jouent un rôle de plus en plus central, en particulier sur les segments d’interventions ponctuelles comme les études de marché, les montages de business plan, les formations métiers et l’accompagnement à l’internationalisation. Ces cabinets bénéficient souvent d’une meilleure compréhension des spécificités institutionnelles, réglementaires et culturelles locales, ce qui constitue un avantage compétitif face aux acteurs internationaux. A cela s’ajoute bien entendu leur tarification plus abordable pour les clients à budget modeste. En outre, leur approche personnelle et régionale, alliée à leur agilité et à leur capacité à répondre aux besoins spécifiques des entreprises africaines, leur permet de développer des relations de confiance avec leurs clients.
Dans ce paysage, on distingue :
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Les cabinets "full game", qui utilisent un vaste réseau de consultants indépendants pour enrichir leurs zones de compétences et pouvoir adresser la grande variété des besoins des entreprises. C’est dans cette catégorie que se positionne . Ces cabinets full game s’associent parfois à d’autres cabinets de taille modeste pour répondre à certains appels d’offre de grande envergure, ce qui permet aux consortiums ponctuels ainsi créés de concurrencer les grands cabinets internationaux.
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Les cabinets de niche. Il s’agit de structures africaines qui émergent comme des références dans leurs niches (par exemple dans les études sectorielles, l’intelligence économique ou les formations de leadership), proposant des offres « sur mesure » adaptées aux PME, aux start-ups ou aux organisations publiques en transformation.
3. Menaces et opportunités
Menaces
Le marché du conseil en Afrique est confronté à divers défis et menaces, tels que :
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Concurrence Accrue : L'entrée de nouveaux acteurs (les start-ups fintech et les plateformes numériques), portés par les besoins technologiques (digital, IA), intensifie la compétition, rendant plus difficile la différenciation des services. A cela s’ajoutent les agences de communication qui, profitant de la longue relation tissée avec certaines grandes entreprises, en profitent pour offrir des services qui sortent de leur ADN (études de marché, stratégie d’entreprise, etc).
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Instabilité Politique et Économique : Les variations dans l'environnement macroéconomique, les risques politiques ou les contraintes règlementaires, peuvent affecter la demande pour les services de conseil et constituent des freins à l’investissement dans des missions de long terme. De nombreux marchés ont ainsi été annulés en 2024/2025 dans des pays comme le Mali ou la RDC.
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La pénurie de talents qualifiés, capable de répondre à des missions complexes dans des domaines tels que la transformation digitale ou , constitue également un frein pour la capacité de certains cabinets à répondre à la demande croissante pour des besoins plus spécialisés.
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L’Intelligence Artificielle Générative. Avec la démocratisation de l’IA Générative, les clients sont désormais capables d’exécuter eux-mêmes certaines tâches (analyses des données et synthèses de rapports) qui étaient autrefois confiées aux cabinets à travers les consultants juniors. Certains clients utilisent même l’IA pour rédiger leurs briefs et spécifier leurs besoins aux cabinets-conseils.
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Ecart entre les attentes des clients et les modèles économiques des cabinets : alors que les grandes entreprises peuvent mobiliser des budgets significatifs pour des missions de transformation stratégique, un nombre croissant de PME cherchent des services plus abordables et modulaires, notamment pour des études de marché ou des formations, créant une pression sur les prix et les marges.
Opportunités
Cependant, des opportunités émergent également :
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Croissance économique : Avec une classe moyenne croissante et une urbanisation rapide, il existe une demande toujours plus forte pour des conseils stratégiques pour naviguer dans des environnements d'affaires complexes. A cela s’ajoutent les besoins provenant des services publics (digitalisation, conseils en optimisation managériale, etc).
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Innovation technologique : Les nouvelles technologies, y compris l'intelligence artificielle et l'analyse de données, offrent des opportunités pour des interventions plus efficaces et basées sur des données probantes dans la prise de décision.
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Formation et développement des compétences : Le besoin croissant de compétence dans les entreprises africaines crée une demande pour des formations spécifiques et des programmes de développement, renforçant ainsi le segment des interventions ponctuelles.
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Prolifération d’initiatives entrepreneuriales : La montée en puissance de l'entrepreneuriat et d'une classe moyenne émergente (locale ou provenant de la diaspora) génère une demande accrue pour des services de conseil adaptés (recherche d’opportunités d’affaires, montage de business plans, etc).
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Segment des interventions ponctuelles : Le segment des interventions ponctuelles, avec ses études de marché, business plans, formations et accompagnements pratiques, constitue un vecteur de croissance important auprès des PME et des start-ups qui représentent une part croissante de l’activité économique africaine. Ces services, souvent plus courts et plus directement liés à des besoins opérationnels, peuvent offrir des marges intéressantes et une relation client durable.

2ème partie: Analyse des performances de SAC International
1 - Evolution de l’activité
Etant donné la nature de SAC International, entreprise qui offre des services de conseils, mais conduit également des projets ponctuels (études de marché, montage de business plan), il est important de considérer deux indicateurs d’appréciation du volume d’activités :
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le nombre d’heures facturées, qui rend compte de l’activité de conseils ;
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le nombre de projets ponctuels liés aux études de marché, aux business plans, aux sessions formation-coaching et aux activités assimilées.
Le graphique ci-dessous montre une croissance assez régulière et remarquable du volume d’activités, tout juste ralentie en 2020 en raison de la crise du Covid-19. Par ailleurs, les deux paramètres (heures facturés et projets ponctuels) suivent la même tendance. On peut ainsi noter que :
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le nombre d’heures facturées a plus que triplé en dix ans, passant de 126 en 2016 à 435 en 2025 ;
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le nombre de projets ponctuels (études de marché, montages de business plans, sessions de formation-coaching, etc) est passé de 18 en 2016 à 72 en 2025.
Le graphique ci-dessous montre que depuis deux ans, nous parvenons à stabiliser la croissance du volume d’activités aux alentours de 13%. Ce taux de croissance est supérieur tant au taux de croissance moyen des économies africaines (4%), ainsi qu'à celui du marché du conseil en Afrique (aux alentours de 8%); le marché du conseil au niveau mondial connaissant plutôt un tassement depuis 2024.
Il faut noter qu’au départ (2015-2016), les activités de SAC se limitaient au Cameroun ; mais nous avons rapidement constaté que se focaliser sur le marché local serait un mauvais choix stratégique et limiterait fortement la croissance de l’entreprise. C’est la raison pour laquelle nous avons opté pour une expansion territoriale en décidant d’offrir nos services dans d’autres pays africains dès la fin de l’année 2017. Et avec la croissance rapide des activités hors-Cameroun.
Après l’épisode Covid-19 qui a naturellement entrainé une contraction de nos activités, la croissance de SAC a été relancée grâce à une double diversification :
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création du Groupe Intelligence-Action pour bénéficier de la synergie avec la startup technologique (Performance-LogiX); cela étant inspiré par les besoins croissants des clients dans le domaine des nouvelles technologies (digital, IA, etc);
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partenariats avec d’autres cabinets-conseils ou d’études de marché afin d’avoir accès à d’autres marchés, soit autres pays en Afrique, soit d’autres problématiques (par exemple l’inclusion des populations).



2 - Structure du chiffre d'affaires
La double diversification opérée pendant ces 10 dernières années (ouverture à l’international et partenariats) a eu un impact considérable sur l’évolution de la structure du chiffre d’affaires de SAC International.
Le graphique ci-dessous montre que nos activités à l’international sont devenues progressivement l’essentiel de notre chiffre d’affaires, passant de 11% à leurs débuts en 2017 à 79% pour l’année 2025. La progression a été assez rapide ; et le cross-over entre les activités locales (au Cameroun) est celles liées à l’international s’est opéré en 2020 à la faveur :
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primo, des opportunités générées par le travail en distanciel, lui-même consécutif à la crise Covid-19 et ses contraintes de distanciation ;
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secundo, de la collaboration avec d’autres acteurs du secteur des services aux entreprises (notamment BFTI et Amarante Consulting).
Il faut savoir que l’essentiel des activités à l’international concerne l’Afrique de l’Ouest, et notamment des pays comme la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Sénégal, le Togo, le Burkina Faso.
Par ailleurs, la structure par secteur d’activité couvert a elle aussi été progressivement modifiée comme on peut le constater dans la série de graphiques ci-dessous.
Le secteur des TMT, qui représentait pratiquement 60% des revenus lors des deux premières années d’activité (2015-2016) n’en représente à peine qu’un peu plus de 20% depuis 2024.
Ce secteur a été supplanté par les activités en direction des services financiers (banques, établissements de microfinance, assurances), dont la part dans les revenus de SAC International est passée de 21% en 2015-2016 à 32% en 2024-2025. Le point d’accélération est survenu en 2021 lorsque nous avons réussi à exploiter les opportunités induites par les besoins de transformation digitale d’un acteur du secteur.
Les deux secteurs que constituent les TMT et les services financiers sont donc les locomotives de SAC International, puisque leurs contributions cumulées aux revenus totaux s’élèvent à 54% pour les deux dernières années.
Il s’agit cependant d’une baisse si l’on compare avec la période 2015-2016 où ces contributions avoisinaient les 80%. Cela est le signe d’une diversification positive car SAC International parvient à s’ancrer progressivement vers d’autres secteurs d’activité où la demande en conseils et en études est considérable : industries, transport et logistique, commerce et distribution.





3 - Analyse du portefeuille d'activités
La matrice GE McKinsey est l’outil d'analyse stratégique qui nous permet d’évaluer notre portefeuille d'activités ou domaines d’activités stratégiques (DAS). Les DAS ici sont les secteurs d’activités que nous adressons.
La matrice est bâtie en fonction de trois dimensions principales :
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les atouts de SAC International sur chaque DAS (évalués sur une échelle de 1 à 10) : compétences de ses consultants, expérience acquise à travers les missions et les études, solutions technologiques développées, etc ;
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l’attractivité du secteur d’activité (évaluée sur une échelle de 1 à 10) : taux de croissance du secteur, expression des besoins en services de conseils ou d’études, intensité de la concurrence que s’y livrent les cabinets, etc ;
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la contribution du secteur d’activité dans les revenus de SAC International.
La matrice GE McKinsey de SAC International pour l’année 2025 obtenue est représentée ci-dessous.
Les enseignements découlent de l’analyse des neuf cellules de la matrice sont les suivants :
1. Les DAS Télécoms-Médias-Technologies et Services Financiers sont dans la zone à forte attractivité et atouts. Ce sont des DAS à garder absolument car ils constituent l’essentiel de nos revenus. Ils requièrent cependant des investissements significatifs pour maintenir ou accroître notre part de marché.
2. Le DAS Services Publics a une forte attractivité, laquelle est notamment liée aux investissements publics croissants en Afrique subsaharienne, ainsi qu’au besoin liés à la formation ou à l’accompagnement en matière de nouvelles technologies (digital et e-government, IA) ou de processus et techniques de management. Cependant, SAC International doit absolument y renforcer ses atouts afin d’exploiter son potentiel. Cela passe par l’intégration de profils ayant une expérience des services publics, un travail d’éducation, etc.
3. SAC International n’exploite pas suffisamment le potentiel qui existe dans les secteurs tels que Transport-Logistique-Energie, Industries, et dans une moindre mesure Education et Santé ; et pourtant le cabinet dispose de certains atouts (expérience acquis par la réalisation de certaines études, disponibilité de solutions digitales et d’IA, etc).
4. S’agissant du DAS Commerce et Distribution qui occupe une position médiane, tant en termes d’attractivité que d’atouts de SAC International, c’est davantage au niveau des études de marchés et d’optimisation de la distribution que le cabinet peut trouver des revenus additionnels substanciels.
5. Même si le DAS Agriculture-Elevage ne doit pas être négligé car ces secteurs regroupent une part importante de la force de travail en Afrique subsaharienne, ils ne constituent pas une priorité dans le domaine strict du conseil aux entreprises. SAC International pourrait cependant exploiter certains segments ou besoins spécifiques de ces secteurs, et notamment la digitalisation des services agricoles, la formation et l’inclusion financière des populations. Le cabinet dispose d’ailleurs d’atouts dans ce sens du fait des études réalisées pour le compte d’organismes tels que le PNUD, UNCDF, etc, mais également du fait des solutions technologiques que le cabinet peut offrir.


4 - Autres détails sur les activités de SAC International
Nos activités ont été extrêmement variées ces dernières années et ont concerné notamment :
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la réalisation d’études de marchés et d’analyses sectorielles ;
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les études et missions d’inclusion sociale et économique des populations africaines ;
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la réalisation d’études d'opportunité et le montage de business plans ;
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la réalisation de diagnostics d'entreprise et de plans de redressement ;
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l’élaboration de stratégies d'entreprise et de plans marketing ;
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les missions de transformation et de conduite du changement ;
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la mise en place de procédures et d’outils de management ;
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la mise en place solutions technologiques (digitales, BI, IA) ;
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les missions et sessions de formation-coaching pour le renforcement des capacités ;
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l’organisation de sessions stratégiques.
Cliquez ici pour une illustration indicative de la diversité de nos activités.
Pays impactés
Nos activités (missions, études, etc) ont concerné 31 pays en Afrique, ainsi que l’illustre le tableau ci-dessous (le nombre d’étoiles est un indicateur de fréquence des interventions selon les pays).
On peut constater que le Cameroun, le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo sont les pays pour lesquels nous avons réalisé le plus d’interventions.


