

L'accompagnateur des ambitions africaines!



Syllabus du Karaté Goju Ryu et de la Self-defense

Cette page a pour but (à travers 4 rubriques) de nous fournir des éléments de réponse à des questions récurrentes que vous vous posez généralement sur les arts martiaux en général et le karaté en particulier.
"Ceux et celles qui ne se réservent pas quotidiennement un peu de temps pour leur santé devront un jour consacrer beaucoup de temps à leur maladie. "
S. KNEIPP
ABC du karaté et des arts martiaux
Cette section est l’occasion d’ouvrir les portes d’une discipline qui fascine presque tout le monde: le Karaté. Le profane devrait y trouver la réponse à des sujets qui animent certains débats ainsi qu’à de nombreuses questions qu’il se pose, et qui ont trait notamment:
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à la typologie des arts martiaux et des sports de combat;
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à la définition, spécificités et aux styles de karaté;
-
a
1. Typologie des arts martiaux et sports de combat
L’on dénombre dans le monde plus d’une centaine de disciplines qualifiées d’Arts Martiaux ou de Sports de Combat. Un tel panel demande évident une classification. Mais face aux nombreux critères qui caractérisent ces disciplines, plusieurs critères de classification ont vu le jour.
Nous allons insister ici sur les deux principaux de ces critères: la technique utilisée et l’objectif du pratiquant.
Si l’on considère la technique utilisée par le pratiquant pour « sortir vainqueur » de l’affrontement, on pourra faire la distinction entre:
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les arts martiaux de Projection/Grappling (saisie, mise au sol, etc), tels que le Judo, le Ju Jitsu, l'Aïkido, la Lutte Greco-Romaine, etc;
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les arts martiaux de Percussion/Striking (frappe), tels que le Karaté, le Taekwondo, la Boxe, le Kick-boxing, etc.
La seconde distinction concerne l'objectif du pratiquant et oppose les Arts Martiaux et les Sports de combat (même si certaines de ces disciplines peuvent se retrouver dans les deux catégories):
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les Arts Martiaux proprement dits, ont été conçus pour se défendre face à une attaque réelle. On trouve ici le Krav-Maga, l’Aïkido, le karaté traditionnel, etc.
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les Sports de Combat ont des objectifs essentiellement sportifs, sont règlementés et l’intégrité physique des deux adversaires est préservée (avec des protections et certains coups interdits). On peut citer ici le Kickboxing, la boxe anglaise, le karaté sportif, etc).
Les arts martiaux
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l’Aïkido (japonais)
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la Capoeira (afro-brésilienne)
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l’Hapkido (coréen)
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le Ju Jitsu (brésilien)
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le Karaté (japonais)
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le Krav Maga (israélien)
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le Kung-Fu (chinois)
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Le Nin Jitsu (japonais)
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le Penchak Silat (indonésien)
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le Sambo (russe)
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le TaekWonDo (coréen)
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le Tai-Chi-Chuan (chinois)
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le Viet-Vo-Dao (vietnamien)
Les sports de combat
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la Boxe Anglaise
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la Boxe Française
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le Judo (japonais)
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le Ju Jitsu (brésilien)
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le Karaté (japonais)
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le Kick-Boxing
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la Lutte Gréco-Romaine
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le MMA (Mixed Martial Arts)
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le Muay Thaï (thaïlandais)
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le Penchak Silat (indonésien)
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le Sambo (russe)
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le TaekWonDo (coréen)
Le graphique ci-dessous fournit une vue analytique sur les Arts Martiaux et Sports de Combat les plus populaires (tels que présentés dans le tableau ci-dessus).

2. Le Karaté: définition et composantes fondamentales
Le Karaté (空手道, karate-dō) est un art martial d’origine japonaise, et plus précisément d’origine okinawaïenne (l’île principale de l’archipel des Ryūkyū au Sud du Japon). En tant que tel, il fait partie de la famille des Budos (voie du guerrier).
On traduit traditionnellement et littéralement Karaté-Dô par « la voie de la main vide ».
« Kara » signifiant « vide»,
« Te » signifiant « main »,
« Dô » signifiant « voie ».
Le Karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant les différentes parties du corps comme des armes naturelles (doigts, mains ouvertes et fermées, avant-bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête, épaules, etc.) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d’attaquer.
Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l’enseignement comporte trois domaines d’étude complémentaires : le Kihon, les Katas et le Kumite.


Kihon signifie « technique de base ».
Le Kihon est le travail de la technique proprement dite.
Il consiste à répéter individuellement et la plupart du temps en groupe des techniques: positions et déplacements, gestes défensifs, attaques, etc.
Le but du Kihon est d'aider les élèves à progresser et à rendre leur corps adapté à la pratique du karaté de manière à exécuter les gestes avec aisance et naturel, et dans n’importe quelle circonstance imposée par le combat.
Kata signifie « forme ».
Le Kata est une sorte de chorégraphie martiale.
C’est un enchaînement codifié et structuré de techniques, simulant un combat réel contre plusieurs assaillants virtuels, ayant pour but l’acquisition d’automatismes et la transmission de techniques de combat.
Le but du kata est double:
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Faire travailler des gestes et des postures dans des situations données, afin d’avoir un apprentissage « au calme » et plus appliqué que lors d’un combat;
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Faire découvrir des principes fondamentaux des arts martiaux, comme la gestion des distances, l’attitude et la gestion de l’équilibre, la coordination des mouvements.

Kumite signifie « combat ».
Le Kumite est le test ultime du karateka: vérifier que ce qui lui a été enseigné lui permet d’être efficace.
Le combat permet au karatéka de tester sa vitesse, son coup d’œil, ses déplacements, sa maîtrise des émotions, sa justesse tactique..
On prépare le karatéka à tout ce cocktail à travers différents types de combat qui peuvent prendre deux formes progressives:
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Les assauts conventionnels (dits « préparatoires » ou « éducatifs »), qui sont des combats prédéfinis, fixés à un nombre d’attaques précis, etc.
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Les assauts non conventionnels (dits « libres »), qui comportent le combat libre et le combat sportif.

Le Bunkai: lien entre Kihon, Kata et Kumite
Les mouvements exécutés dans les katas sont ensuite mis en application de manière pratique avec un ou plusieurs partenaires; c’est le Bunkai.
Le Bunkai est donc l’interprétation de « l’esprit » des techniques contenues dans les katas (de leurs intentions, mais aussi de leurs prolongements possibles pour s’adapter à tout type de combat réel).

Comprendre l’importance des Bunkaïs
Pour progresser dans l’exécution des katas (et même du karaté de manière générale), la simple répétition du kata est indispensable mais pas suffisante. Il faut bien comprendre le sens de chaque mouvement.
En exécutant un kata, le karatéka doit s’imaginer entouré d’adversaires et être prêt à effectuer des techniques défensives et offensives dans toutes les directions. Il doit faire sentir la présence de ses adversaires.
Pour cela, il doit les imaginer, et presque les voir réellement; ce que seule une pratique assidue et la connaissance approfondie du bunkaï peut permettre.
3. Les différents styles de karaté
Une multitude de styles différents de Karaté se sont créés au cours du XXème siècle (et continuent d’ailleurs à se créer). Ils varient tous les uns des autres, et cela dans bien des domaines:
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positions de combats (longues vs courtes);
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frappes (directes vs circulaires, hautes vs basses, ouvertes vs fermées);
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utilisation d’armes ou pas;
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applications martiales, etc.
Les styles officiels reconnus par la fédération mondiale de karaté (WKF: World Karate Federation) sont au nombre de 4: le Shotokan, le Goju Ryu, le Wado Ryu et le Shito Ryu.
Cependant, au cours de l’histoire, certains styles particuliers ont grandi et connu un développement et une notoriété et une empreinte internationale qui leur donnent également une place importante: le Kyokushinkai, le Nanbudo et le Uechi Ryu. Le premier se distingue par des règles en compétition très différentes de celles de la WKF (World Karaté Federation) et se revendique une sorte de karaté-contact. Le second, bien que tirant son origine du karaté, intègre les enseignements d’autres disciplines au point de constituer parfois un art martial totalement à part (avec ses propres couleurs de kimono d’ailleurs).
A côté des 7 styles mentionnés ci-dessus, il existe des styles, certes de moindre importance, mais qui sont tout de même pratiqués par des centaines de milliers d’individus dans le monde: Gembukan, Isshin Ryu, Shinkokai, Shorin Ryu, etc.
Enfin, des centaines d’autres styles sont parfois créés à un niveau local, mais ne seront guère présentés ici.

Karaté Shotokan
Le Shotokan est le style de karaté le plus pratiqué dans le monde, développé à partir de différents arts martiaux par Gichin Funakoshi.
Ce dernier est considéré comme le fondateur du karaté moderne. Il fut en effet le premier à promouvoir cet art martial au Japon et fut choisi afin de représenter le karate-do lors de la première démonstration d’athlétisme à Tokyo en 1922, sur invitation de Jigoro Kano, fondateur du Judo.
Les techniques du Shotokan sont caractérisées par des mouvements amples, des positions basses avec une grande stabilité, des accélérations fulgurantes et la recherche du coup fatal (« killing blow »). L’ensemble du corps est impliqué dans la frappe qui doit être précise, dirigée vers l’axe centrale du corps et perpendiculaire au point d’impact.
Karaté Goju Ryu
Caractérisé par des positions naturelles, le Goju Ryu comprend des modes de frappes et des déplacements courts et souvent circulaires, visant les points vitaux.
Le Goju-ryu est fortement influencé par les méthodes du sud de la Chine : mêmes concepts techniques, même importance donnée au travail de l'énergie interne.
Les postures sont stables, hautes et puissantes, les coups de pieds bas uniquement, les techniques mains ouvertes, les luxations et projections sont ses autres caractéristiques. Les blocages sont circulaires et sans choc. L’attaque est le plus souvent déviée et contrôlée pour empêcher l’adversaire d’enchainer; d’où les nombreuses clés et autres pratiques de soumission.
Le renforcement musculaire et les exercices respiratoires y tiennent une part importante. Ce qui fait que le Goju Ryu peut constituer un remarquable travail sur soi, alliant exercice physique, et relaxation.
Karaté Wado Ryu
Initialement pratiquant de karaté Shotokan, Ohtsuka (fondateur du Wado Ryu) perçu les limites de ce style après une sévère défaite que lui inflige un pratiquant de boxe chinoise. Il modifia le Shotokan original en développant un style moins rigide, visant à éviter les coups de l'adversaire plutôt qu'à les bloquer comme le fait le karaté Shotokan.
Le style Wado Ryu favorise ainsi la souplesse et la simplicité. Ses postures sont plus hautes, ses techniques plus enroulées et plus fluides.
Le Wado Ryu est le style qui utilise le plus les techniques du Ju Jitsui (projection de l’adversaire).
Karaté Shito Ryu
Dans le Shito Ryu, les déplacements sont basés sur les esquives pour sortir systématiquement de la ligne d'attaque de l'adversaire. La hauteur et la largeur des postures varient ainsi sans arrêt.
Les techniques sont courtes et enroulées, les bloquages sont puissants, et on utilise fréquemment les saisies. Le placement des hanches est une donnée primordiale de ce style.
Comparativement à d’autres écoles, le Shito Ryu peut manquer parfois d’expression de puissance. Mais elle le compense largement par la vitesse et la subtilité technique. Les adeptes de cette école excellent dans les techniques qui s’appuient sur la mobilité du bassin, les déplacements du corps et la déviation des attaques.
Karaté Kyokushinkai
Le karaté Kyokushinkai est basé sur le combat au contact, ce qui en fera d'ailleurs sa particularité.
Ce style est considéré comme le plus dur. Les compétitions se font selon les règles du K.O. System. D’ailleurs, pour les plus enhardis de ses karatékas, Maître Oyama a créé une épreuve que chacun peut présenter quand il le désire: l'épreuve des 100 combats.
La recherche de l'efficacité au combat (en alliant coups directs et lourds) prime sur le reste. La devise 'Ichigeki' du Kyokushin signifie « Un coup, une victoire ».
Le travail des katas, très proches de ceux du Goju-Ryu, passe largement après le combat. Travail en ligne et enchaînements de coups de poings au corps sont privilégiés.
Karaté Uechi Ryu
Le Uechi Ryu est réputé pour son efficacité en combat.
Comptant peu de techniques avec le poing fermé, il préconise d'être dur dans les attaques, et souple dans les blocages. Pratiqué avec une position haute, spécialisé dans une distance courte, utilisant les extrémités (doigts, phalanges et orteils) pour frapper, et utilisant le renforcement du corps, le Uechi ryu est un style au pragmatisme redoutable.
Le style associe en outre l’attaque et la défense dans un même mouvement et favorise l’endurcissement du corps pour l’attaque et la défense. On y apprend ainsi à encaisser des coups très puissants sans aucun dommage. Il faut donc prendre en compte non seulement celui qui donne, mais aussi celui qui reçoit le coup pour juger de son efficacité réelle.
Nanbudo
Yoshinao Nanbu (fondateur du Nanbudo) constata que le travail rigide et syncopé utilisant la force contre la force était, sur sa conception, incomplet et en contradiction avec l'idée de non dualité et de la vision que véhiculent les arts martiaux en temps de paix.
Il souhaita alors développer un type de travail faisant appel à des techniques circulaires basées sur l'esquive, renforçant l'efficacité des blocages sans provoquer de rupture de l'échange, que ce soit avec un ou plusieurs adversaires.
Basé sur le développement de l’énergie que l’homme possède à sa naissance, le Nanbudo se décline à travers des formes de combats à deux adversaires ou plus à base d’esquives, de katas ainsi que des exercices respiratoires, d’assouplissement, d’énergie et de développement interne.
2. Le Karaté: définition et composantes fondamentales
Le Karaté (空手道, karate-dō) est un art martial d’origine japonaise, et plus précisément d’origine okinawaïenne (l’île principale de l’archipel des Ryūkyū au Sud du Japon). En tant que tel, il fait partie de la famille des Budos (voie du guerrier).
Les bienfaits du karaté
pour toutes les catégories d'âge


Le Karaté est l’une des disciplines dont chaque être humain, quel que soit son âge et son sexe, peut tirer des bénéfices. Etant donné que les bienfaits du karaté (en tant que discipline sportive) sont évidents pour les adolescents, et que l’aspect self-défense s’adresse à tout le monde, nous insisterons plutôt ici sur les bienfaits pour trois catégories d’âge spécifiques:
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les enfants (5 à 12 ans);
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les adultes (40 à 60 ans);
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les séniors (plus de 60 ans).

Les effets bénéfiques du karaté pour le développement des enfants

Les arts martiaux (et le karaté en particulier) ont la réputation d’avoir de nombreux bienfaits concernant la santé physique, mentale et sociale de l’enfant, ainsi que son développement.
Nous en avons recensé 7 principaux:
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les capacités physiques;
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la coordination et l'équilibre;
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la concentration;
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la mémoire intellectuelle;
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la confiance en soi;
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la maîtrise de soi;
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la discipline et la socialisation.
1. Les capacités physiques
Rien que le fait de pratiquer un sport offre déjà beaucoup d’avantages pour le corps humain. Ce qui est intéressant avec l’entrainement proposé par le karaté, c’est qu’il est assez complet.
Donc, l’enfant verra une amélioration de sa capacité cardio-vasculaire, sa force, sa souplesse et son endurance.
3. La concentration
Dans la pratique du karaté, les katas sont un enchainement de mouvements préétablies que l’enfant doit apprendre par cœur et exécuter avec un soucis du détail très élevé.
Donc, la concentration est requise pour cet pratique et pour plusieurs autres tel que l’apprentissage des techniques d’autodéfense et de combat.
5. La confiance en soi
Le karaté entraîne un afflux d’énergie qui renforce la capacité à se remotiver soi-même. On affronte sa peur d’avoir mal et de faire mal.
Le karaté rassure sur les peurs irrationnelles, et met la personne en situation d’affrontement. C’est une façon de gérer le stress, lequel est alors inhibé.
7. La discipline et la socialisation
L’activité dans un club de karaté permet de mieux vivre en société. L’enfant sera constamment rappelé à l’ordre car aucun écart de conduite ne peut être toléré dans un cours.
L’instructeur pourra également inspirer l’enfant à devenir un exemple pour les autres et transposer cette discipline à l’école ou à la maison.
" Le médiocre professeur dit.
Le bon professeur explique.
Le très bon professeur démontre.
L'excellent professeur inspire".

2. La coordination et l'équilibre
Lors de l’entrainement, plusieurs mouvements sont demandés simultanément, parfois sur un pied, parfois en se déplaçant. Le développement moteur de l’enfant est ainsi extrêmement sollicité à travers le karaté.
La latéralisation
Le Karaté, par la symétrie des actions possibles, contribue fortement à accélérer la reconnaissance de la droite et de la gauche. Cette aptitude est importante pour tous les apprentissages, en particulier la lecture et l’écriture.
La spatialisation
Elle permet à l’enfant de se situer dans l’espace qui l’entoure et de s’y mouvoir. L’apprentissage des katas et la pratique des situations de combat vont, comme pour la latéralisation, accélérer l'acquisition des repères importants pour l'enfant.
4. La mémoire intellectuelle
Elle sera favorisée avec le nom des techniques exprimées en japonais, le nom et le déroulement des katas qu’il faut connaître pour bien les exécuter.
Mais il y a aussi la mémoire « motrice», celle des sensations dites «kinesthésiques » qui permettent l’automatisation des gestes comme pour le vélo ou la natation.
6. Le contrôle de soi
L’enfant apprend les moments où il a le droit d’utiliser les techniques et lorsque ce n’est pas nécessaire.
De plus, l’enfant sera appelé à dépasser ses limites, il se défoulera sur les coussins et sacs de frappe. Donc son agressivité passera dans l’entrainement, ce qui lui permettra d’avoir les idées claires lorsque des situations problématiques se présenteront.


Les effets bénéfiques de la pratique du karaté
chez l'adulte (35-60 ans)

Aux alentours de la quarantaine, et pour ceux qui désirent une activité physique, le karaté peut constituer la discipline idéale en raison de ses nombreux bienfaits:
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Bienfaits sur la santé cardio-vasculaire;
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Augmentation du tonus musculaire;
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Amélioration des réflexes;
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la canalisation du stress;
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Amélioration de l’humeur.
1. Les bienfaits sur la santé cardio-vasculaire
Un des bénéfices les plus importants du karaté est une amélioration de la santé cardiovasculaire. Le système cardio-vasculaire est composé de votre cœur, des poumons, ainsi que les veines et les artères qui transportent le sang. Un système cardio-vasculaire faible peut conduire à l'essoufflement, la faiblesse, la fatigue, et dans les cas graves peut même causer une crise cardiaque.
La recherche a montré que la seule véritable façon d'améliorer l'état du système cardio-vasculaire est de participer à des activités qui mettent l'accent sur le cœur.
3. L'amélioration des réflexes
Pour devenir un bon karatéka, il faut avoir des réflexes rapides. La recherche a démontré qu'en participant à un art martial, on améliore non seulement les réflexes durant la pratique de l’activité, mais également le temps de réaction durant toutes les activités de la vie quotidienne.
Ceci est très important dans un certain nombre d'activités telles que la conduite automobile et même la cuisine.
4. La canalisation du stress
Grâce à la pratique du karaté, on peut évacuer le stress accumulé après une rude journée de travail. Les techniques, lorsque l’on est tendu, sont mal effectuées. Dès lors, le karaté permet de se détendre, de se décontracter consciemment.
Certains pratiquants font le parallèle entre les combats de karaté et ceux que l’on doit mener dans la vie. Ainsi, ils opèrent un transfert sur les difficultés qu’ils peuvent rencontrer au quotidien. Cela les aide, ensuite, à les affronter plus sereinement.
2. L'augmentation du tonus musculaire
Le karaté permet d’améliorer considérablement la quantité de masse musculaire dans le corps. L'augmentation de votre masse musculaire s’accompagne de besoins métaboliques élevés, et par la suite à une augmentation des calories brûlées chaque jour, contribuant ainsi à prévenir l'obésité et même conduire à la perte de poids potentielle.
Un niveau élevé de la masse musculaire conduit également à une agilité accrue car le karaté sollicite beaucoup tous les muscles posturaux, ce qui permet d’éviter des chutes qui peuvent mener à des fractures si le pratiquant est âgé.
5. L'amélioration de l'humeur
Les chercheurs ont constaté que la participation à un programme d'exercice régulier est l'une des meilleures façons d'améliorer l’humeur et la santé mentale.
Pratiquer le karaté n'est donc pas seulement un bon moyen de soulager le stress et la frustration, mais peut réellement aider à rendre le pratiquant plus heureux. Il va non seulement ressentir les effets au cours de l'activité, mais aussi durant le reste de la journée.
Les endorphines libérées par l'activité physique seront secrétés dans le corps pour au moins 6/8 heures après l'exercice. En faisant de l'exercice physique, la fabrication d'endorphines peut être augmentée jusqu'à cinq fois la quantité normale. C'est pourquoi on recommande souvent aux personnes un peu déprimées, aux anciens fumeurs, anciens buveurs de reprendre progressivement une activité physique régulière d'au moins 30 minutes par jour à un rythme soutenu car celle-ci augmente naturellement la production d'endorphines.

Le Body-Karate
Il convient de noter également, dans la catégorie des activités de karaté pour adultes, l’existence du Body-Karaté, qui est une forme de karaté s’adressant essentiellement aux adultes, et particulièrement aux femmes.
Il s’agit d’une pratique alliant les techniques du karaté à la musique.
On va donc y retrouver des exercices d’aérobic et abdos-fessiers prenant la forme de mouvements proches du karaté (coups de poings, coups de pied, déplacement, etc), exécutés en petits groupes, le tout dans une ambiance de musique rythmée. Cette facette recourt à des postures, des mouvements, des enchaînements qui exigent une discipline mentale tout autant que physique.
Le Body-Karaté est considéré comme une activité thérapeutique, parce qu‘il assouplit le corps et détend l'esprit tout en permettant une remise en forme et le développement d'une bonne condition physique.


Le Karaté-Santé:
une activité physique pour les séniors (60 ans et +)

Travail de la mémoire, de l’équilibre, des réflexes, de la coordination, sont autant de domaines que les seniors souhaitent préserver…
Le Karaté-Santé peut jouer un rôle dans la prévention de la perte des capacités physiques et mentales mais également dans la prévention des risques d’accidents.

Le Karaté dans la lutte contre la sédentarité des seniors
D’une manière globale, la sédentarité représenterait d’après l’OMS le 4ème facteur de risque de décès. Toujours d’après l’OMS, « la sédentarité est à l’origine de 30 % des cardiopathies ischémiques, 27 % des cas de diabète et 21 à 25 % des cas de cancer du sein et du côlon. A cela s’ajoute l’augmentation des risques d’accidents cardiovasculaires, l’obésité, etc. »
Il s’agit donc d’un véritable problème de santé publique contre lequel le Karaté-Santé peut apporter une solution ludique et médicale.
Qu’est-ce que le Karaté-Santé ?
Il s’agit d’un cours de Karaté visant une population de seniors (adultes de plus de 60 ans), en général non sportifs, qui souhaitent pratiquer une activité physique adaptée, non traumatisante que ce soit pour les articulations ou le système cardiovasculaire.
L’idée du Karaté-Santé (dit préventif) est la lutte contre des problématiques de santé publique dont l’obésité, les troubles de l’équilibre, la sédentarisation.

Les actions mises en places
Le travail de groupe
Redonner aux seniors le plaisir de pratiquer une activité physique en favorisant les rencontres et l’interaction entre les pratiquants. Lors de chaque séance, des ateliers par groupes sont réalisés de manière à permettre aux pratiquants de créer un lien social entre eux.
Ce travail de groupe peut prendre plusieurs formes :
•Des pratiquants « avancés » peuvent par exemple expliquer aux « nouveaux » certaines techniques, certains mouvements ce qui créé de l’interaction entre les deux pratiquants et un lien d’entraide.
•Les pratiquants peuvent aussi appliquer entre eux certaines techniques telles que des blocages ou des attaques. Bien sûr, ces techniques ne sont pas réalisées directement sur le partenaire mais bien sur des PAO ou sacs de frappe.
Il s’agit de faire prendre conscience aux adhérents que le sport et le karaté santé n’est pas seulement bon pour leur santé mais est nécessaire. Pour cela, il est fait en sorte d’adapter les cours de manière à ce que les seniors y trouvent un véritable intérêt.
En travaillant sur ces capacités physiques et mentales, ils comprennent petit à petit qu’il est nécessaire d’entretenir ces capacités car sans entretien, elles s’estompent petit à petit.

Lutter contre la perte des capacités physiques
Les seniors ont besoin d’auto-entretenir leur qualités physiques, leur équilibre et leur système cardiovasculaire notamment.
Concernant spécifiquement la prévention des chutes et le travail de l’équilibre, il convient de faire réaliser un travail sur les positions de base du Karaté. Ces positions renforcent le tonus des jambes et améliorent le sentiment de confiance à l’égard des chutes. Associer ces méthodes avec des techniques nécessitant de l’équilibre telles que le coup de pied renforce la mise en place des réflexes d’équilibration.
Par définition, lors d’un coup de pied, l’appui est sur une seule jambe; ce qui fait appel à la capacité d’équilibre. Pour amener ce travail sans risque il faut tout d’abord l’aide d’un appui au mur puis d’un appui sur un partenaire et enfin, travailler le coup de pied sur sac de frappe et sans appui afin qu’ils prennent confiance en leur équilibre et le travail de manière totalement autonome.

La coordination un apprentissage permanent
La coordination est également une capacité qu’il est nécessaire d’entretenir pour favoriser la mobilité active. Ainsi dans le cadre des cours, il faut faire en sorte de travailler plusieurs membres en simultané.
Par exemple, lors de coup de poing, l’un des bras donne le coup mais le second a également un rôle : celui de revenir « à la ceinture » pour se préparer à repartir.
D’une manière générale, l’imagerie mentale du mouvement et l’exécution de techniques de poings et de jambes participe à l’entretien et à la prévention de la coordination du pratiquant.

Le travail sur la mémoire
Afin de prévenir les éventuels troubles de la mémoire, on apprend aux seniors des « Katas ». Ceux-ci représentent une suite de techniques réalisées dans le vide dans un ordre et un schéma bien précis. En apprenant puis en travaillant les Katas, les seniors font inéluctablement appels à leur mémoire ce qui permet de l’entretenir.
De même, il est indispensable que les seniors apprennent et retiennent le nom des techniques et celui des katas afin de travailler les capacités mémorielles.
Les points vitaux et les armes naturelles du corps humain
Les points sensibles et les points vitaux du corps humain
Depuis longtemps, des générations de pratiquants d'arts martiaux étudient toute la science qu'est la connaissance des points vitaux et des points sensibles du corps humain (Kyusho).
Un point vital est une partie de notre corps (point ou zone plus large), qui, lorsque elle est attaquée (frappée, pressée, piquée) d'une manière efficace (force suffisante, bon angle et précision), peut entrainer des perturbations et des dégâts (très forte douleur, paralysie, troubles nerveux, perte de connaissance, mort de l'adversaire).


Aide-mémoire de quelques points « sensibles ou vitaux » fondamentaux
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La peau, quel que soit l’endroit, est sensible au pincement, à la torsion et à la morsure.
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Toutes les articulations sont fragiles à la frappe.
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Les oreilles sont sensibles aux chocs (perte de l’équilibre).
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Les arcades sourcilières saignent énormément et « aveuglent » un moment.
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Les yeux ne sont pas toujours facile à toucher par une frappe, mais une attaque est efficace en pression.
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Le nez est une zone très sensible à la pression, torsion et « déchirement »; mais une frappe mal contrôlée peut être létale.
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Le cou possède de nombreuses zones sensibles : glotte (pomme d’Adam), carotides et cervicales. Là aussi, attention à l’action létale.
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Les clavicules sont des os particulièrement fragiles qui, cassées, handicapent pour un bon moment.
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Les aisselles n’apprécient guère les frappes en « pique » de mains.
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Le dessus de la main possède de nombreux points sensibles occasionnant une paralysie momentanée du bras.
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Le sternum, même si le coup est mal porté, permet de « couper le souffle ».
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Les parties génitales (masculines et féminines) sont certainement les plus connues, mais à ce titre peuvent être aussi surprotégées.
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Le coccyx est très sensible et fragile. Attention à l’action létale sous l’effet d’une frappe trop puissante.
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L’avant de la cuisse (quadriceps) peut être fragilisé par un coup de coude descendant à ce niveau.
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Un coup sur le côté latéral de la cuisse (la béquille) paralyse momentanément la jambe.
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La rotule est extrêmement fragile; et un coup de pied latéral avec la pointe d’une chaussure est très incapacitant.
Une bonne connaissance de ces points vitaux s’impose donc car:
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Il est impératif d’avoir constamment à l’esprit les cibles à viser sur un agresseur, faut de quoi notre technique pourrait se révéler inopérante;
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Il faut percevoir ses propres points faibles afin de les protéger et ne pas les exposer aux attaques de l’adversaire.
Les armes naturelles du corps humain
Le corps humain offre une grande diversité d’armes utilisables pour l’attaque comme pour la défense: la main, le poignet, l’avant-bras, le coude, le genou, le pied, etc; ce sont les armes naturelles du corps humain.
Certaines de ces parties pouvant se révéler fragiles, le karatéka privilégie généralement les zones aptes à supporter des chocs violents et par lesquels une concentration maximale d’énergie est possible. Certains entrainements spécifiques, dits de durcissement, visent d’ailleurs à les renforcer (Makiwara, etc).
Les armes naturelles des membres supérieurs

Les armes naturelles des membres inférieurs

Le principe fondamental du karate Goju Ryu (dure et souple) enseigne que les parties dures de l’adversaire peuvent être plus efficacement impactées par des armes naturelles relativement molles, et vice versa (les armes naturelles dures s'avérant plus efficace face aux parties molles de l'adversaire).
Pour être efficaces, ces « armes naturelles » doivent être positionnées convenablement à l’impact et surtout être bien « fixées » pour être solidaires de l’ensemble du corps.
Conseils de self-defense

La « Self-défense » ou « auto-défense » est la mise en œuvre de l'ensemble des moyens disponibles pour préserver l'intégrité physique d'une personne face à l'agression d'un ou groupe d'individus malveillants. Elle englobe la totalité des actions verbales ou physiques, pouvant aller jusqu'à l'acte létal, s'exerçant dans le cadre défini par la loi en vigueur dans le pays considéré.
Les moyens utilisés pour se défendre contre une agression doivent être sans inhibition car le seul but recherché est de faire cesser l'attaque avant d'être maîtrisé, blessé ou même tué et ce, le plus rapidement possible.
En fonction du type d'agression, les moyens peuvent être :
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la simple alerte,
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tenter de raisonner le ou les agresseurs par la discussion ou dissuasion,
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l'ensemble des techniques de combat (repousser, saisir, projeter, luxer, frapper, etc),
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l'utilisation d'armes par destination,...
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sans oublier le moyen le plus important, si cela est possible, la fuite.
Voici 9 règles fondamentales dont vous devez vous souvenir quand vous aurez à faire face à quelqu’un d’agressif. Qu’est-ce que vous devez faire ou ne pas faire?
Si les circonstances le permettent, il est toutefois souhaitable de préserver l'intégrité physique de l'agresseur. L'acharnement injustifiable sur un individu vous ferait sortir du cadre de la « légitime défense ».
« Ne cherche pas à anéantir ton ou tes adversaires, mais à contrôler d'abord ton agressivité puis à neutraliser celle de l'autre ou des autres. »
Morihei Ueshiba
1. Le langage du corps
Eviter d'être une proie potentielle grâce au langage du corps!
Pour tout agresseur, la victime idéale est celle qui lui donnera le moins de fil à retordre pour exécuter son forfait. Son choix se portera la plupart du temps sur des femmes facilement impressionnables, des personnes âgées dont les ressources physiques sont affaiblies, ou n'importe qu'elle personne qu'il jugera vulnérable. Notre attitude peut en elle-même encourager ou dissuader l'agression.
Tout signe de faiblesse est à proscrire : raser les murs, baisser la tête en croisant une personne ou un groupe de personnes (braillardes ou pas), ralentir le pas, changer de trottoir, faire demi-tour...
Tout signe de provocation est à proscrire : dévisager le ou les personnes, bousculer un individu parce qu'il ne s'est pas écarté de votre chemin, avoir un air moqueur, rappeler les règles de bienséance ou de courtoisie,...
L'allure et la démarche (« langage du corps ») peuvent trahir la peur et le manque d'assurance, et faire croire à une victime facile. Pour dégager des signaux dissuasifs, nous pouvons marcher d'un pas assuré en balançant les bras sans raideur, la tête et le regard droit. En croisant des individus « douteux», ne pas rechercher le contact oculaire (peut être perçu comme une provocation), mais s'il se produit, ne pas baisser les yeux (indice de peur et de soumission) mais les détourner horizontalement (expression neutre).
2. Mouvement constant et imprévisible
Une cible en mouvement sera toujours plus difficile à atteindre.
Utilisez un mouvement constant et un décalage imprévisible pour éviter et se repositionner par rapport à l’agresseur rend plus difficile pour celui-ci de porter des coups efficaces. La gestion de la distance est l’essence même de toutes les pratiques de combat. Elle prend tout son sens dans le cas d’une agression et commence dès la phase de pré-agression.
3. Agressivité
Si vous n’êtes pas agressif, l’ennemi croira que vous avez peur et il aura très vite un avantage sur vous.
Une pratique intéressante consiste à gueuler sur l’ennemi. Cela va intérieurement lui faire croire que vous n’avez pas peur de lui; donc il prendra intérieurement peur (même s’il ne le montre pas).
Donc avant même que la personne ne rentre dans votre espace personnel, n’hésitez pas à utiliser votre voix. Dites fermement et d’une voix très forte « stop » ou « arrêtez » en regardant la personne dans les yeux. Un changement de niveau de voix et une injonction si ferme peuvent déstabiliser et surprendre l’agresseur. Ce qui pourra vous donner l’occasion de fuir (si nécessaire) pendant qu’il est toujours sous le coup de la stupeur.
4. Le contrôle de l'environnement
Dans tout combat, il faut contrôler son environnement et ne pas le laisser nous contrôler.
Contrôler son environnement implique d'utiliser la surface du terrain, l’environnement et même l'éclairage à son avantage.
Exemples. Si vous êtes près d'un escalier, prenez de la hauteur; cela donne une meilleure position de frappe et limite le nombre de personnes qui peuvent attaquer. Utilisez des barrières telles que des véhicules entre vous et vos agresseurs pour limiter leur accès. Utilisez des obstacles pour frapper vos attaquants contre (les portes, les coins, les murs, etc). Si c'est possible tournez le dos au soleil, vos assaillants seront peut-être aveuglés et ne verront qu'une partie de ce que vous mettrez en œuvre pour vous défendre. Attention au sens du vent, il est préférable de l'avoir dans le dos.
En situation de stress, celui-ci générera une vision en tunnel et la vision périphérique s'effondrera et il ne sera plus possible de faire face qu’à des attaques venant de l'avant. Avoir des agresseurs à côté ou derrière est une très mauvaise chose, car ils seront encore moins visibles. Il faut éviter cela à tout prix.
Vous avez statistiquement 90% de « chance » d'être agressé par des droitiers. Déplacez-vous de telle façon que l'utilisation de son bras droit soit gêné par quelque chose, un mur, un poteau, un obstacle quelconque à sa hauteur, etc.
Le principe fondamental du karate Goju Ryu (dure et souple) enseigne que les parties dures de l’adversaire peuvent être plus efficacement impactées par des armes naturelles relativement molles, et vice versa (les armes naturelles dures s'avérant plus efficace face aux parties molles de l'adversaire).
Pour être efficaces, ces « armes naturelles » doivent être positionnées convenablement à l’impact et surtout être bien « fixées » pour être solidaires de l’ensemble du corps.